Mercredi 2 septembre 2009
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16:46
1er septembre
8h30 : Réveil au bruit des sonneries successives : « the lion sleeps tonight » par les Beach Boys précède « the lemurian song » puis « the highwayman » de Loreena
McKennitt complète notre émergement. Petit déj complet puis déjà, il faut prendre la navette.
10h A l'enregistrement, première surprise. Alors que les balances nancéennes annonçaient moins de 23kg, c'est plus de 5kg en trop qui s'affichent à la pesée. Bien que la valise paraisse déjà
vide, il faut encore retirer ou transférer les affaires les moins indispensables. Adieu sèche-cheveux et deuxième paire de chaussures. La compagnie accepte finalement de tolérer les 900 grammes
qui sont encore de trop. Les bagages sont étiquetés et prêts à continuer leur route seuls.
Midi : Il faut maintenant dire au revoir à tout le monde...pas facile
12h14. Salle d'embarquement porte B, aéroport de Bruxelles. Au milieu des commerces duty-free et des cafés (plutôt surtaxés pour leur part), une jeune fille s'apprête à décoller en direction de
Montréal pour y suivre un semestre d'étude et effectuer un stage dans le cadre de son cursus à l'Institut d'Etudes politiques de Grenoble. L'excitation, la joie et la soif d'aventure se mêlent à
l'appréhension et à la tristesse du départ. « Les cowboys fringants » dans les oreilles, l'attente commence.
13h04. « Mademoiselle, s'il vous plait mademoiselle, il faut y aller maintenant »...
14h15 : L'avion décolle.
« Bonjour je me présente, Benoit Lavallée, commandant de bord, ainsi que mon collègue, Bertrand Maisons-neuves. »
« Si vous regardez ben, vous allez voi' l'Angleterre »
« Les salles d'eau se situent au fond de l'avion »
« Je vous sers quoi comme breuvage? »
« Le personnel peut vous distribuer des plumes pour remplir les papiers de la douane »
« Bon magasinage »
« Présentement, nous allons atterrir »
Pas de doute, je suis dans le bon avion. Au moins, l'immersion est directe.
16h Avec un peu d'avance, atterrissage à Montréal-Trudeau. La douane est passée sans problèmes, mais un passage à l'immigration est obligatoire. A l'intérieur du service, une immense queue. Par
chance, sorti de nul part, un homme m'indique de passer par la droite et je me retrouve face à une ligne jaune m'indiquant que je suis la prochaine à passer. 5mn après, j'ai mon tampon, je peux
entrer légalement sur le territoire. Mais l'histoire n'est pas finie pour autant. Emilie apparaît, son avion étant arrivé 15mn après le mien. Elle doit également passer à l'immigration, je lui
dis dis que cela ne prend pas beaucoup de temps. C'était sans compter sur le fait que cette fois, le passage VIP n'existe plus. On part donc pour 3h d'attente au milieu d'autres étudiants et
jeunes travailleurs venus régulariser leur situation. Dans la file d'attente, l'ambiance est à la rigolade, même si l'impression de passer pour un clandestin envahit tout le monde. Finalement,
tampons obtenus et bagages récupérés, nous sortons de l'aéroport. Un jeune accueillant les étudiants internationaux nous offre une réduction pour prendre le bus pour qui rejoint le centre de
Montréal. A la gare routière, Pauline nous attend et nous rejoignons son appartement. Air Transat ayant beau servir de bons repas, la faim se fait quand même ressentir, nous reprenons donc
directement la route pour trouver à manger. Après avoir retrouvé Sébastien, un autre sciencepotiste grenoblois, accompagné d'un de ses amis architecte à Montréal depuis cinq ans, nous nous posons
au Saint Sulpice, un grand bar/resto qui possède la plus grande terrasse de l'Amérique du Nord! Au menu : hamburgers, hot dogs et salade. Une fois bien nourris à l'américaine, nous tentons de
rejoindre le « café campus » pour terminer cette première soirée. A l'entrée, une queue de 50 personnes. Démotivées et très fatiguées, Emilie et moi rentrons à l'appartement, où nous
faisons la rencontre des colocs de Pauline. Le plus marrant, Brian, cuisto tatoué au look de surfer californien, qui parle le vrai américain.
Au bout de quelques minutes, extinction des feux.